La peur de devenir père : comment bâtir ta confiance de futur papa

« Est-ce que je vais être à la hauteur? »

Si cette question te passe par la tête le soir, juste avant de t’endormir, ou au milieu d’une réunion qui n’a rien à voir, t’es loin d’être le seul. Presque tous les futurs pères se la posent, même ceux qui ont l’air sûrs d’eux dans les soupers de famille. 

L’enjeu, c’est que peu d’hommes en parlent.

Pourtant, avoir peur de devenir père, ce n’est pas un signe que tu ne seras pas un bon papa. C’est souvent le contraire : si tu te poses la question, c’est que ça compte pour toi. Le défi, c’est de ne pas laisser notre petite voix intérieure décider à notre place et nous paralyser dans l’inaction..

Dans cet article, on regarde d’où vient ce doute, pourquoi il pèse autant sur les pères, et trois façons concrètes de commencer à bâtir ta confiance dès maintenant, pendant la grossesse.

On doute des pères, mais ne doute pas de toi.

Le doute que tu ressens ne vient pas seulement de toi, heureusement. 

En juin 2026, un sondage SOM réalisé pour le Regroupement pour la valorisation de la paternité auprès de 2 817 parents québécois révélait que 76 % des répondants sont d’accord pour dire que la société doute plus souvent de la compétence parentale des pères que de celle des mères (source : La Presse Canadienne).

Tu l’as peut-être déjà vécu ou même ressenti. On peut penser aux questions posées à ta partenaire lors des rendez-vous de suivi, ou encore la fameuse phrase involontairement déresponsabilisante de ‘’ c’est papa qui « garde » ce soir… ‘’ alors que c’est son propre enfant.

Ou encore un regard inquiet quand tu prends un bébé dans tes bras. 

Pris un par un, ces moments ont l’air anodins, mais mis l’un à la suite de l’autre, ils envoient un message : les hommes et les papas ne savent pas comment faire, et il sont les assistants des mamans, pas des parents à part entière.

Un père prend une photo de ses enfants à un point de vue sur le mont Royal surplombant la métropole, le mercredi 17 mars 2021, à Montréal. LA PRESSE CANADIENNE/Paul Chiasson

Et puis par la force des choses, à force de l’entendre, on peut finir par le croire. 

Le futur père ou le nouveau père se tient en retrait ou s’y réfugie peu à peu, certains attendent qu’on leur dise quoi faire, et se convainquent que leur tour viendra plus tard, quand l’enfant sera grand. Le coût de ce retrait est réel. Un père qui doute de lui s’implique moins, et un père qui s’implique moins a moins d’occasions de prendre confiance. C’est un cercle. 

Heureusement ce cercle peut être inversé aussi : dis toi que chaque petit geste posé te donne un peu plus d’assurance pour le suivant.

Les peurs les plus courantes chez les futurs papas

La première étape pour bâtir ta confiance, c’est de reconnaître tes peurs comme homme et futur papa. Pas pour les renoncer, mais pour arrêter de les éviter ou de te battre contre quelque chose que tu n’as jamais nommé.

Voici quelques craintes que beaucoup de futurs pères partagent :

  • la peur de ne pas être à la hauteur;
  • la crainte de perdre ta liberté;
  • l’inquiétude pour la santé du bébé ou de ta partenaire;
  • le stress financier;
  • la peur de reproduire certains schémas de ton enfance;
  • la difficulté à imaginer l’équilibre entre le travail et la famille;
  • la crainte d’être épuisé et de manquer de sommeil.

Si tu te reconnais dans une ou deux de ces peurs ? C’est vraiment normal. Ces peurs ne disent pas que tu vas échouer, mais elles disent que tu vois l’importance de ton rôle et que tu le prends au sérieux.

Le piège, c’est de garder tes peurs pour toi en te disant qu’un « vrai gars » doit être solide puis que tu n’as pas peur..

Une peur qu’on ne nomme pas grossit dans l’ombre. Une peur qu’on écrit sur une feuille ou qu’on partage avec quelqu’un devient souvent plus petite, plus concrète, et parfois même un peu drôle quand on l’apprivoise et la comprend.

Ce qui donne confiance

Quand on parle de confiance, on oublie souvent de regarder nos ressources, nos expériences bref ce qu’on a déjà fait pour la capitaliser. Pourtant, aucun père n’arrive à la paternité les mains vides. Voici des zones payantes pour bien des futur papas, regardes du côté de : 

  • tes qualités personnelles : ton humour, ta patience, ta façon de cuisiner pour les autres, ton calme quand tout le monde panique. 
  • tes expériences avec des enfants : un neveu que tu as gardé, l’enfant d’un ami qui te suit partout, un été comme moniteur de camp. 
  • des gens sur qui tu peux compter pour t’aider ou te permettre de recharger tes batteries. 
  • ce que tu sais déjà ou que tu es en train d’apprendre.

Mis côte à côte, chacun de ces éléments forment une base importante. Le papa que tu vas devenir n’apparaît pas par magie le jour de l’accouchement. Il est déjà là, en partie, dans l’homme que tu es aujourd’hui.

Le père que tu veux être, tu l’as déjà vu quelque part

Personne ne construit sa vision de la paternité à partir de rien. On s’inspire, consciemment ou non, des hommes qui nous ont marqués. Parfois même une personne qui n’est pas un homme, mais qui a eu un rôle positif dans notre enfance.

Prends un moment pour y penser. Qui t’a montré, par ses gestes plus que par ses paroles, quel genre d’adulte tu voulais devenir? Qu’est-ce que tu admirais chez lui? La patience, l’humour, la persévérance, sa façon d’être présent sans faire de bruit?

Et si ton propre père a été absent, distant ou difficile, sache que ça ne te condamne à rien. J’ai moi-même vécu l’absence de modèle paternel avant de devenir père de trois garçons. Ce que j’ai constaté, c’est que même sans modèle fort, on bâtit sa vision de la paternité à partir de multiples influences.

Parfois, savoir clairement ce qu’on ne veut pas reproduire, c’est déjà une boussole.

Être père, comporte plus qu’une seule facette

Quand on imagine un « bon père », on pense souvent à une seule image : celui qui travaille fort pour faire vivre sa famille, mais cette facette n’en est qu’une.

Un père peut aussi être affectueux, celui des bisous avant le dodo et du peau à peau. Il peut être le coéquipier qui fait équipe avec la mère, chacun son rôle. Il peut être le protecteur qui vérifie trois fois l’installation du siège d’auto. Et il y en a encore plus. C’est certain que personne n’est fort partout, et ce n’est pas le but. On est tous des papas imparfaits impliqués. 

Ce qui compte, c’est de reconnaître tes forces naturelles et les zones où tu as envie de grandir. Dans le module 2 du programme, je vous présente un outil qui te permettra de faire ce portrait des 8 facettes du papa qui sommeille en toi et à le revoir au fil du temps. J’aurais aimé le découvrir avant de devenir père.

Trois gestes pour aborder la confiance du futur papa

La confiance ne se décrète pas. Elle se construit, pas à pas. Voici un petit exercice simple pour commencer, même si bébé n’est pas encore là.

Dis une de tes peurs à voix haute.
À ta partenaire, à un ami, à ton frère. Une seule suffit. Tu vas souvent découvrir que tu n’es pas le seul à la vivre, et qu’elle prend moins de place une fois dite.

Pose ta propre question au prochain rendez-vous de suivi.
Même une petite. Tu es là comme parent, pas comme accompagnateur, et chaque question posée te rappelle que c’est aussi ton bébé.

Parle à un père que tu respectes.
Demande-lui : « Qu’est-ce qui t’a fait peur avant ton premier? » Sa réponse risque de te rassurer plus que n’importe quel livre.

Maintenant, je t’accompagne pour aller plus loin

Le module 2 du programme « Découvre le papa qui sommeille en toi », CONFIANCE, sera en ligne la semaine prochaine.

En une douzaine de minutes de vidéo, Samuel t’accompagne pour laisser tomber tes masques, explorer tes modèles et tes valeurs, faire ton portrait avec la roue de la paternité et écrire ta lettre à toi-même. Un nouveau module est dévoilé chaque semaine.

Pour commencer gratuitement,
télécharge le
Tremplin du futur papa, avec ses trois questions pour réfléchir au papa que tu veux devenir. 

Pour suivre le programme complet, c’est par ici.

Tu n’as pas besoin d’être parfait pour être un excellent père. Tu as surtout besoin d’être présent, authentique et ouvert à apprendre. Et ça, tu peux le commencer aujourd’hui.

Et si le doute prend trop de place?

Avoir des craintes pendant la grossesse, c’est normal. Elles vont et viennent, et elles diminuent souvent quand on les partage avec sa partenaire, un ami ou un autre père.

Mais si l’anxiété devient constante, t’empêche de dormir, ou si tu te sens dépassé au point de ne plus voir clair, parles-en à un professionnel. Au Québec, tu peux appeler le 811, option Info-Social, pour parler à quelqu’un, en tout temps et gratuitement. 

Demander de l’aide, ce n’est pas un échec. C’est aussi ça, prendre soin de ta famille.

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Le Tremplin du Futur Papa

guide tremplin pour le futur papa

Rejoignez les papas impliqués!

Aujourd'hui, ma mission est d'aider les futurs papas comme toi à trouver leur propre style de paternité, à trouver ce modèle de papa qui sommeille en eux pour devenir un père impliqué et heureux.

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